
LE BLé DES SOLITUDES
Il faut accepter et vivre peut-être pour le sourire printanier
Que peut-on quand le ciel ne redit que des silences
On donne chaque heure pour apaiser la faim cueillir un baiser
Savoir qui sait le pourquoi d’un cœur patient qui bat
Les jours comme un champ de blé en vagues sans pain
L’oiseau inconnu y passe et s’envole sans trouver son nom
Lourde la saison et la bêche dure la terre avant le grain
Le soir d’hier revient dans l’assiette où l’enfant grimace
Rêves et lointains sont les pèlerins endeuillés des heures
Que l’on rapièce à la fenêtre jusqu’à la clarté usée d’un jour
La paillasse d’avoine est main du soir sur un visage absente
Trop tôt le réveil aux paupières grises va blesser le matin
samedi 25 avril 2009
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