jeudi 29 mai 2008

Gothique et noir



Je suis le ténébreux, le veuf, l’inconsolé
Le Prince d’Aquitaine à la tour abolie
(G. de Nerval)

Ils étaient bien réels les sorciers, les fantômes des cauchemars d’enfance. Et maléfiques les grimoires, les crapauds, les corbeaux du vieux château vampirisé. La sorcière nocturne jetait des sorts et le philtre d’amour était le Vrai Graal.

Vaudou

Du néant la tombe soupire
Sa voix endeuillée de nuit
Toute nue flotte et se pose
Fugitive aux chaînes muettes
Dans la neige noire
Des mots qui se taisent

Quand les ténèbres vous hèlent
Une voix d’air limpide
Même belle
N’existe pas
En hâte loin du fantasme
Solitaire et fugace
On passe
On l’ignore en silence

La voix grelotte alors
Orpheline dénuée dans l’aride nuit
Puis s’en retourne au tombeau
Chercher
Quelque chaleur

mercredi 28 mai 2008

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