lundi 19 février 2018

Ex-libris




Colorés comme mille ménagères au marché du matin
Fontaines puits de mots de chansons de tous pays
Sur la poussière de l’étagère
Bibliothèques offrant vos dos de toile ou de vélin

Mes quatre saisons mes jardins
De songe et de science
Jardins des muses avec dans leurs allées
Bronzes et marbres muses sages et muses d’aujourd’hui
 Jusqu’aux folies intersidérales envolées
Parnasses Olympes Panthéons
Neurones d’or ou cœurs de papillons

Aux quatre vents vous avez lancé vos semailles
Elles ont germé par millions
Sur vos champs vos prairies vos pâturages
J’ai couru la terre entière respiré mille fleurs
Goûté mille sources et gorgé mes heures
De suc et de moëlle et du bien et du mal

Riche de sagesse en abondance minuscule terrien  
à mon gré j’ai l’univers sous la main
Aventurier plus loin que mon agenda banal
Au cœur du monde des hommes et de l’infini astral
Je prends un bain d’Amazone et plonge dans l’Amour
Un livre de poche est mon ticket aller-retour

lundi 19 février 2018

dimanche 18 février 2018

NANGA PARBAT






Encre noire sur le ciel pâle
Folie des mains gelées folie d’Oedipe aveuglé
Muettes folies rien à dire à l’âme qui s’enfuit
L’hélicoptère résigné laisse l’aveugle à sa nuit

Livre des lumières enfuies page des muettes folies
Cavalier rouge de l’Apocalypse au regard qui luit
Neige fondue l’avalanche noire du chagrin dévale
Au Népal sans bruit l’Apocalypse endort le mal

samedi 17 février 2018

mercredi 14 février 2018

On a bien fait de rester


Un printemps se pose sur la mousse
Le jour respire
à pleins poumons dans l’arbre déshabillé

On a bien fait de rester


Un jour à en oublier de mourir
 à ouvrir grand les yeux sur ce février
D’année nouvelle qui se croit en été

On a bien fait de rester


On n’attendait pas de cadeau
Et voici les collines et les bois
Tout allumés de joie

Voici la jonquille
Et le soeil des primevères
On a déjà plus chaud

On a bien fait de rester

13/02/2018 11:51


mardi 13 février 2018

Noirs Flocons







En flocons noirs les deuils
Donnent aux jours leur couleur
Tête basse dans leur habit de peine

Et l’on redit sa plainte
Lui non lui aussi
Elle non pas elle
Sur eux la neige passe
En flocons noirs

Qui va-t-on demain encore
Loger dans son cœur
Jusqu’à ce qu’il ne prenne plus
Toute la place

Et que le battement de l’horloge
Reprenne sa cadence


mardi 6 février 2018


bouleaux à l'eau






Ils portent le désert défeuillé de l’hiver

Au  royaume de tous les éléments

Leurs frondaisons hospitalières

Dans un arpent en rond frôlent le ciel


Nous avions père et fils choisi des baliveaux

Partagé un peu d’avenir et planté ces bouleaux

Ils se dressent cet hiver les pieds dans l’eau


Des canards s’apprivoisent et barbotent

Qui trouvent à leur pied un manège qui flotte

Ils trouvent beau un déluge nouveau


Paisible déluge l’esprit d’hier

 Y flotte comme à Venise et s’endort

Sur le fief agrandi des eaux


mercredi 31 janvier 2018

jeudi 25 janvier 2018

NORIA


 Comme de la mule en rond c’est ma tournée sans faille
De mes Tuileries mon Luxembourg mon Versailles
Ni Mansart ni Le Nôtre mon père ici  planta les bouleaux
Qui parlent aux nuages aujourd’hui tout là-haut

J’y ai moi le roturier mon royaume en rond
Qui frôle le ciel et des dieux partage l’oxygène
Loge les oiseaux sans papiers et sans gêne
Avec leur dossier de vagabond

Qui sans compter paient de musiques tout l’été 
Dans les frondaisons hospitalières
De mon Trianon mon Rambouillet prolétaires
Où comme Aliboron je passe des saisons entières

Plus que le klaxon et la sirène peu raffinée des cités
De la chouette ou du coucou j’apprécie trilles et gammes
Le paradis avec les ânes au bonheur de Francis Jammes
A merveille de mon âme comble la rusticité

jeudi 25 janvier 2018

mercredi 24 janvier 2018

Autour du matin




Autour du matin
Nous marchons ma vie et moi
Les saisons sont nos voyages
Malgré tout ce temps écoulé
On se découvre encore

Comme à l’écureuil de branche en branche
Notre croisière est familière
Il nous reste bien sûr des rêves sur la planche
Basse Terre haute Terre
Et les marbres grecs

Et à Corinthe les raisins secs
Mais ici à la feuille au brin d’herbe
Au souffle d’air le regard est pris au piège
Il se coule aux surprises quotidiennes
Comme la truite au creux des berges

À la lumière sur les choses de l’hiver
Au merle nerveux qui sautille
Aux perles de lumière accrochées à la rivière
Qui bientôt envahira le pré
D’un dessin de nouveau monde

mercredi 24 janvier 2018

OMBRES ET FANTÔMES



Mon corps oublierait de marcher
Aussi je le promène  je fais des rencontres
Ma voisine passe en voiture et s’arrête
Elle a fait les derniers ménages
Dans sa maison bientôt vendue
Avec les souvenirs de nos rencontres
L’écho des conversations l’écho de la vie
L’amitié autour d’un verre vénérable
L’art qui faisait entendre sa voix dans la maison

Le soleil est pâle et gris aujourd’hui
Même pas de fantômes d’ombre
Qu’elle emporterait en son voyage du jour
La route l’attend
Nos temps ne sont pas de la même horloge
Le mien escargot et tortue
Se hâte et boitille en douceur

Mais
Surprise
 Le soleil allume la route la prairie
Les pins dressés en bordure

Tout est vrai d’un coup 
J’ai retrouvé mon ombre
Sur le chemin qui m’est cher
Et nos souvenirs présences et lumières
Sont debout dans la vérité du soleil

  (23.01.18)

dimanche 21 janvier 2018

GERONIMO



C’était la campagne gagnée
A la sueur du pédalier
Parmi l’herbe et les buissons
D’antiques crayères
Notre contrée lointaine
Où gîtait le lièvre
Notre pays d’aventures
Parmi la noisette et l’épine
Les pies qui jacassent
Les trilles du pinson

Effacées nos aventures
S’en doutent-ils
Les dénicheurs de fringues
Les explorateurs de mobilier
Les affamés du Buffalo Grill
Les pensionnaires tranquilles
De la maison de retraite
S’en doutent-ils
Qu’en exil
Sous les supermarchés
On a ici enterré
L’aventure

dimanche 21 janvier 201

lundi 8 janvier 2018

Y-avait-il un message



Merveilleux ombrages fabuleux paysages
En ville échiquier compliqué
Petit morpion j'étais un pion
J’aimais là-bas le ciel et l’avion
Le ruban blanc dans son sillage

Merveilleux ombrages fabuleux paysages
Minuscule j’étais l’enfant sage
L’Esquelette qu’on voit sur les images
Dans son refuge de chimères
Ses songes et le giron de sa mère

Merveilleux ombrages fabuleux paysages
On écrivait au brouillon sur l’ardoise
La vraie en pierre c’est déjà hier
Puis l'école et la vie s'apprivoisent
La plante d’enfant grandit
Les filles à l’horizon  c’est joli

Merveilleux ombrages fabuleux paysages
 Autre ville comme un exil la vie défile
Lendemains amourettes fil fragile
Merveilleux ombrages fabuleux paysages
A-t-on reçu le message

Quel message

lundi 8 janvier 2018

dimanche 7 janvier 2018

Merle en Hiver




Noire sur le ciel gris
Silhouette découpée
Ombres chinoises
Pour le merle
Un arbre d’hiver
Pour tout voyage
Pour tout pays

La vie en noir lui sourit
Il s’affaire à chercher
Sa vie d’oiseau
Au pays
Son monde de l’instant
Mon monde d’aujourd’hui

dimanche 7 janvier 2018

LUSTRALE


LUSTRALE

Tu es l’éternel début tu es la fin du vide
 Les premiers cœurs battants les naissances
Quand broutaient les dinosaures immenses
Fuyante reine des transparences
Toi la source l’alpha le fil d’Ariane limpide
De nos ignorances obstinées lave-nous

Fuyant la digue le barrage carcéral
Reflet venu du monde sidéral
Des trop lointaines réalités du ciel
Quand avant empereurs et pyramides
 L’esprit planait sur les déserts du néant
De nos ignorances obstinées lave-nous

Redoutable évadée marée indomptable
De l’éblouissement du premier regard
Toujours envahis nous te vénérons
Aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps
Ouvre-nous la charité de tes vagues
De nos ignorances obstinées lave-nous


dimanche 7 janvier 2018

samedi 6 janvier 2018

TRIOMPHES




Que reste-t-il de Napoléon
Que reste-t-il d’Alexandre
Le souffle des mots sur leurs cendres
Pierres métal panthéon

Et la beauté fragile qui naquit
D’une saison nouvelle
Pour finir grain de sable

Danse de poussière au soleil
Que dans la pluie qui ruisselle
 Le ruisseau emportera demain
À la mer maternelle

samedi 6 janvier 2018

PLUMAGE ET RAMAGE



Oiseleur des chasses aux papillons
Je tresse la cage sans barreaux
De la volière aux ailes déployées
Je l’ouvre aux tourbillons de l’esprit
À tous les vents fous de liberté

J’habille de mots de toutes couleurs
J’habille de noms d’oiseaux
L’oiseau déplumé nu à toutes bises
Dans son nid d’inconnaissance

Sur le paysage des saisons je fais couler
Des mots enchantés
Le ruisseau d’Arlequin 

mercredi 27 décembre 2017