lundi 9 juillet 2018

L'INSTANT





Ici le vert au soleil se marie


Dans les jardins


Près des fontaines


Dans l'âge qui avance en cheveux blancs  


Dans le havre silencieux des charmilles


Nous dégustons à petites gorgées


 L’instant 


Qui d'un bonheur furtif embaume


 Les jardins du temps




08.07.18


dimanche 8 juillet 2018

L’INUTILE CONQUÊTE





Pas de danger de mort pas de risque et péril
Quand mes yeux s’éveillent et s'émerveillent
Quand sur les persiennes jouent les rayons du matin
Quand les volets entrouverts m’offrent la fugue verte
Dans le frêne qui après ces années caresse le ciel

Quand nous serons la poussière des siècles
Qui danse au soleil de l’été
Qu’auront accompli mes mots de moins éphémère
Et au bonheur plus utile
Que les muscles de celui qui conquit l’Everest


Enivrés d’autres sommets d’où l’œil sonde l’infini
Nous n’aurons pas goûté les mêmes plats
Savouré les mêmes épices
Je n’aurai pas là-haut cueilli l’edelweiss 
Nous aurons respiré l’air
Où fleurit le rêve en liberté

dimanche 8 juillet 2018

jeudi 5 juillet 2018

j'apprends





À être content de ce que j'ai
J’apprends
La pluie ennuyeuse  pas vue
 Depuis longtemps à l'aimer j'apprends

L'herbe brune de soif où
Dans la crevasse  inconnue
La déesse Fécondité disparut

Le reflet du ciel
Dans les flaques de l'escalier
L’harmonie des peupliers
J’apprends

Un monde pour de vieilles jambes
 Mal assorties aujourd'hui
Je ne marche plus dans les bois
Ce monde où j'étais  roi

Trois cents mètres dans la rue
J’y suis à l'étroit
J’apprends juste à marcher droit

Je marche mieux dans le ciel

Mon ciel aujourd'hui c’est la mer

Je marche sur l'eau je crois
Je suis marin de Groix

jeudi 5 juillet 2018

dimanche 1 juillet 2018

HAIKU DE CHALEUR







Au soleil couchant
Enneigé de papillons blancs
Le buisson de lavandes

Le fond seyant du gazon
Pour l’élégante chaloupée
Des mauves dans la brise

A qui ouvre les yeux
L’arbre mort parle
Art abstrait et beauté 

On se lasse de vieillir
Jamais d’anniversaires
Avec qui nous est cher

dimanche 1er juillet 2018

dimanche 24 juin 2018

COSMOS





COSMOS


Ciel de silence dans ta poussière de lucioles cosmiques

Plus profond que la mer dont nous sommes les enfants


Dans le soir comme un bleu sur les rêves de l‘âme

Dans tes mystères nous venons baigner  


À tant parler à l’obscurité de chaque jour

Nous l’avons peuplée de dieux constellés et nommé l’inconnu


Nous avons tant apprivoisé le poids des ténèbres lointaines

Que nos craintes aujourd’hui s’attardent à écouter les grillons



dimanche 24 juin 2018



dimanche 24 juin 2018

mardi 19 juin 2018

PRINCE DU PRINTEMPS






Sommeil des orages
Verts endormissements
Douceur vide et paisible
Comme un balancement

La brise retient son souffle
On s’abandonne à rêver 
On pense cocktail et glaçons
Dans un royaume en paix
Les yeux font au ciel leur maison

Des charmes la frondaison
Fait au silence un édredon
La mauve bientôt va s’ouvrir
La lavande appelle les papillons
La rose trémière
Remercie la lumière

Je vous aime saisons
De demain d’aujourd’hui d’hier
Qui rendez léger le temps
Et mettez en musique les secondes

mardi 19 juin 2018



dimanche 3 juin 2018

Sète-en-Othe





Ce rectangle d'émeraudes où des merles s'installent
Derrière ses charmes s'abrite et se chaule de bouleaux pâles
L'aube à pas feutrés de nuit tranquille en fait un sanctuaire
Un temple un oratoire de l'esprit et de prière
Aujourd'hui ici en verdure on se précipite
Ö la crypte où l'esprit trop humain a besoin qu'il s'abrite

Déambulatoire paisible avec l'herbe l'oiseau et le ciel
Le paresseux s'y affaire et se croit neveu de Minerve
Ce havre où respire l'eau enseigne à apprendre
Jardin d'Eden Alhambra catacombes patio chrétien
Où l'ignorant peut boire cueillir les simples respirer le bien
En lisant Verlaine Apollinaire ou Jean Follain

samedi 2 juin 2018

BONJOUR LE JOUR





Les pieds arrosés de rosée je cueille le matin
Le roitelet tôt levé presque invisible infatigable explore
Les branches de brume qui somnolent encore

On dirait que le monde se lève pour nous seuls
Et que pour protéger les mystères attardés de la nuit
 Les ombres des arbres ne s’ouvriront jamais

Est-ce l’heure où le temps a commencé
Avant que les villes ne mangent la forêt
Avant qu’aujourd’hui ne commence ?

samedi 2 juin 2018


dimanche 27 mai 2018

DE LA TENDRESSE






Et le cœur dégringole dans la douceur, comme s’il allait pleurer.

Il est le printemps des glaces la fonte du guerrier
La colère qui ruisselle jusqu’à la mare d’oubli
 Aussi la veine saillante des furies qui s’efface
La lame du couteau  refermé sur un silence

Comme un passage à l’heure d’été  imperceptible
It s’installe passe et dispense ses tisanes apaisantes
La chaleur d’un rayon à la fenêtre un sourire de passante
Comme le chat il a sa place et sommeille presque invisible

Comme la boussole il sait le chemin
Qui éclaire l’obscurité qui égare
Il sait reconnaitre le front qui s’incline
Vers l’éclat d’un sourire
La soie d’une peau
L’évidence de l’amour

dimanche 27 mai 2018

SUPER !




La mer des secondes roule tranquille
Elle laisse voir le fond des jours ses frères
Et les fonds brumeux où d'incertains explorareurs 
Croient au bonheur des justes
Aux lumières fraternelles
Victimes des sirènes du  Stock Exchange
Des canons de Wall Street

Ignorant le pépiement des mésanges
Sourds au sifflement des merles espiègles 
En un pays colonisé entre rayons et gondoles
Derrière un code-barre sans chair sans avis
Attentif à la monnaie qui passe glorieuse
Entre l'alignement des dividendes 
Sûr encore une fois de gagner la bataille vaine


21/5/18

vendredi 25 mai 2018

Etre au monde




Avec ses sœurs violettes se dresse l’ancolie rose
Les scabieuses déjà sont écloses et règnent sur le gravier
L’acanthe grandit et se rêve colonne corinthienne

Bonnes campagnardes les cloches répètent les heures
 Les cumulus à l’ouest s’endeuillent de gris
Vont-ils rendre amer mon plaisir d’être au monde
Vont-ils défigurer le ciel et son harmonie de Méditerranée

vendredi 25 mai 2018