mercredi 14 novembre 2007

PALUSTRE




J'ai dû m'assoupir au creux de novembre pour oublier les froidures, les crachins ou la pluie...
Encore un temps de Toussaint, dont les chrysanthèmes avaient réussi à survivre jusqu'à ces jours de souvenirs, de drapeaux.
Et voici qu'il gèle ! Les matins blanchissent et l'été hiverne au secret , dans la paix du marais immobile.


LE MARAIS

Ici pas de bienvenue vous êtes vu sans voir
Léthargies simples et insensées
Pays d’herbes de rats de roseaux
Desséchés brunis par les saisons
Le mystère abrite ses vies d’oiseaux
Ses vies de ragondins
Ses pêches pour oiseaux bleus

L’eau est opaque d’inconnu de silence et de limon croupi
Des colverts glissent comme des barques sur leur garde
Un pépiement un râle frôle les navigateurs
La boue s’élève en nuage sous un pas d’aventure

Au creux des saules dans le ventre des ans paisibles
Noire et mouillée la terre voit le jour
Le ciel passe avec ses hérons au creux des paumes
Ici le temps s’est endormi dans l’outre-monde

mercredi 14 novembre 2007