dimanche 13 avril 2008

Par Pitié


Faut-il oublier la douceur et le beau classicisme de celui qui apprend à vivre en intelligence, de celui qui sait le prix des eaux calmes, du Loir angevin, des feuilles revenues dans l’arbre du printemps ?

Le fond du puits

Au-delà des apparences
Plus loin que chaque jour
Que le monde à la lumière
Derrière l’humain
Vivant d’un cœur ordinaire
Dans le temps d'aujourd'hui
Dans celui de demain

Au-delà des sérénités des sagesses apprises
Des silences qui en savent long
Derrière l’eau apaisée
Des heures
Du cœur en tempête
Plus loin que la main tendue disant l’indicible
De s’être rencontrés

Faut-il torturer la parole
Dans les prisons de mots barbelés
Qui ne se parlent plus
Qui font le joli paon à la télé
Parce que simplement la vie
Serait trop simple

Faut-il parler la haine creuser la tombe
Jusqu’au goût du sang dans la bouche
Faut-il punir l’innocent d’être né
D’une idée le condamner à la mort
Qui le couche

Pour son bien qui n’avait rien demandé
Parce qu’on avait raison
Parce qu’on avait raison
Parce qu’on avait raison

Peut-être ?

dimanche 13 avril 2008


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