vendredi 18 avril 2008

UN ARBRE PAR-DESSUS LE TOIT


Plus les années avancent et plus le besoin de respirer le monde au dehors se fait pressant, nécessaire, pour survivre dans le temps qui s’appesantit. Rêver la terre ne suffit pas.
L'absence de la terre et de la nature, de la vie qu'elle porte, c’est comme ne pas manger à sa faim, être aveugle à l'univers dans la solitude du tombeau.


L’AIR DE RIEN

Sans un monde grand ouvert
Vivant de soleil ou de vent
Sans l’habit d'herbe et d'eaux
Ou l’arbre qui chante ses oiseaux
Le miracle de leur grand bal
Dans le ciel tout frais de bleu

C'est mourir à petit feu dans le gris
Des volets clos
C’est la poussière de la tombe
Le corps de momie racorni
La pierre tombale
Sur un sourire
Sur le joyau de l’arc-en-ciel
Sur la fleur des jours qui viennent

C'est mourir à petit feu dans le gris
Des volets clos
Comme si je laissais mon amour
À l’entrée
Sans un baiser
Sans l’étreindre dans mes bras
Sans lui ouvrir l’âme de mes yeux

vendredi 18 avril 2008


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