
Ce serait plus simple de se taire, de laisser filer. Est-ce que ça compte tout ça ? Il y a toujours eu ceux qui n’étaient pas d’accord, les rétrogrades peut-être, à qui la postérité donne tort, mais qui flottent, qui survivent comme les culbutos qui se redressent toujours, même si c’est maladroitement. Mais surtout, c’est frustrant de ne pas pénétrer les arcanes quand on pense être à peu près normal et que l’on ne se prend pas au sérieux. L’humour consiste à se voir de l’extérieur, avec un peu de recul, parce que se voir du dedans est difficile. Il y fait sombre et égoïste.
CARABASSE
Mama mia mes neurones mes synapses
Ma bouillie de cerveau
Ma tête en escalope de veau
Les surdoués qui ont tout
Y m’épatent moi chui cul-de-jatte
En math
Depuis toujours
Rubik’s cube sudoku
Même le Tectonique me fait la nique
C’est vrai quoi mon bout d’ gras à moi
C’est la poésie d’ papa
Mais j’admire Pessoa Bonnefoy
Comme un plongeon dans la mer
Rien à comprendre profond et vert
Théorèmes pas ce que j’aime
Poésie de labyrinthe l’oreille me tinte
Ça rigole pas c’est sévère
C’est beau plein d’algues
Hydroponiques comme la glu dans les ronces
J’ai une barbe parler dedans
M’avance à quoi si l’autre n’entend
à l’ère de la communication
Si ma parole est de coton
De toile d’araignée empêtrée
Abysses profondeurs enchevêtrées
Plein de poésie dans ma tête
Songes magmas pas toujours nets
Flâneries âneries sans foi ni loi
Des mots couleur de l’eau
Rien que pour moi
Mais je puis vous céder gentil et poli
Si ça vous chante deux sous de folie
Du rêve à l’infini
mardi 8 juillet 2008
Songes magmas pas toujours nets
Flâneries âneries sans foi ni loi
Des mots couleur de l’eau
Rien que pour moi
Mais je puis vous céder gentil et poli
Si ça vous chante deux sous de folie
Du rêve à l’infini
mardi 8 juillet 2008
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