(vitrail illustrant les Triomphes de Pétrarque- Ervy-le-Châtel -10-)
Sous les fourches caudines de Pétrarque et d’Heredia il fallait passer, se donner la discipline et goûter l’ivresse , la majesté et la musique impériale du sonnet au vol imposant comme un cantique dans une cathédrale.
Alain Bosquet écrivit en vers blancs des sonnets pour une fin de siècle. Il appréciait « La certitude un peu facile du réceptacle ». Charpentreau accorde au sonnet « bien des vertus, et quelque chose, probablement, d’un peu magique ». Let’s go !
CHANSONNET
Laisser la main trancher comme s’élague un arbre
Marbre bronze parlez flottez joyaux d’extase
Laisser briller la nuit ver luisant dans la phrase
Le poème sculpté ou de glaise ou de marbre
Cueillir à la source nue le rêve barbare
Baiser la main de la reine ou seller Pégase
Plumer l’ange ou le démon du ciel qui s’embrase
Pincer la guitare ou la lyre de Pindare
Poète au désert du vers comme un chameau
Par éclat voir s’envoler la pensée l’or les émaux
S’élever une image ô merveille des mots
Retrouver dans le soir les diamants les plus beaux
Ou de la Voie Lactée dérouler l’écheveau
Puis écrire la nuit qui luit comme un corbeau
dimanche 13 juillet 2008

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