Et puis est retourné, plein d'usages et de raison
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
(Joachim du Bellay)
Partir, c’est mourir un peu… Et l’on tourne en rond, sans se résoudre à penser, à décider. Une agonie... En emportant dans la valise son cœur, qui vivait en paix.
Home, sweet home ! Pourtant les îles regorgent d’aventures et d’attraits…
PARTIR
Le cœur sous la pierre les départs vers l’enfer
Même vers le plaisir vers d’autres continents
Abîme plaie plaie plaie d’Égypte et mal de dents
Dans la plaie le fer fouille les ténèbres
Même vers le plaisir vers d’autres continents
Abîme plaie plaie plaie d’Égypte et mal de dents
Dans la plaie le fer fouille les ténèbres
Ici maintenant est le berceau le printemps
Le mystère d’huile le lac éternel et évident
Loin de la senteur amère des outre-mer
Torturer vêtu d’hiver les hiers
S’arracher écorché du cœur et de la peau
Des amours nues déracinées déshéritées
Monotones automnes au fil de l’eau
Le mystère d’huile le lac éternel et évident
Loin de la senteur amère des outre-mer
Torturer vêtu d’hiver les hiers
S’arracher écorché du cœur et de la peau
Des amours nues déracinées déshéritées
Monotones automnes au fil de l’eau
Océan sans fond brumes rengaines en rond
Le cœur dans l’entrepont enterré moribond
Partir et goutte à goutte mourir de mourir
dimanche 13 juillet 2008

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