dimanche 21 février 2010

ARTHUR ENCORE



AU PORT

depuis les mains les pensées
qui tremblent et s’avancent trop loin
nous avons brûlé
nous avons rencontré le ciel
aujourd’hui consumés et sages
nous guettons un dernier rivage

Nous avons marché
dans les doux brouillards
allumés d’étoiles de baisers
de chairs douces et nues
dans l’arsenic apprivoisé
amical et rouge
comme un charbon
dans le foyer

Mais voir plus loin est la peine inutile
car il est doux le voyage
quand on sait courir sans fatigue
jusqu’à l’inconnu éblouissant

dimanche 21 février 2010

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