AU PORT
depuis les mains les pensées
qui tremblent et s’avancent trop loin
nous avons brûlé
nous avons rencontré le ciel
aujourd’hui consumés et sages
nous guettons un dernier rivage
Nous avons marché
dans les doux brouillards
allumés d’étoiles de baisers
de chairs douces et nues
dans l’arsenic apprivoisé
amical et rouge
comme un charbon
dans le foyer
Mais voir plus loin est la peine inutile
car il est doux le voyage
quand on sait courir sans fatigue
jusqu’à l’inconnu éblouissant
dimanche 21 février 2010
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