COMME L’ALGUE
Se couler jusqu’au lit de grève et de sable
Au fond de la rivière où courent les musiques
Les yeux fermés laisser l'eau des songes
Emplir de fête ivre et douce les amphores
Au fond de la rivière où court la musique
Devenir flèche des mots qui savent dire
Être la fleur de cœur au soleil des torpeurs
Être le cœur l’arc et la corde qui tremblent
Devenir flèche des mots qui savent dire
D’une roche moussue voir le cristal bondir
Prélude d'une goutte sur un parfum d’orange
Pluie sur les dentelles de la grotte sonore
Cantique qui vibre dans le temple des sens
Pour une âme enivrée des senteurs de l’éden
samedi 13 février 2010
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