OISEAU LOURD
Tant appris tant oublié et me voici
Après la couleur des jours traversée
Salle des pas perdus à jamais
Content d'arbres ou d'un sentier fleuri
Le silence me redit sa leçon de raison
La vie à partager le cœur qui bat plus vite
La voix qui s'émeut ou le regard noyé
La main étreinte au doux soleil de l'autre
Content d'un jour qui dort sans héros
Dans le théâtre du ciel et l'opéra de l'eau
Le pas réglé au souffle des heures
Ou gourd de sommeil dans le poids de l'été
Comme un arbre qui s'arrête à l'escale d'automne
Ou la mer agitée d'algues et de dauphins
Qui pose enfin sur le sable sa tête bleue
Je débarque dans les ors du décor désappris
dimanche 20 février 2011

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