PORTRAIT
Vous étiez la vérité
le souffle d’une chevelure
L’Amérique qu’on
découvre sur la carte des misères
La demeure le repos
la clé inespérée
Vous étiez dans le
secret obscur les joyaux allumés
Vous étiez l’air qui
s’éveille dans les soleils de l’aube
Le souvenir égaré
qu’on retrouve
Les rayons qui
effleurent les cimes embrumées
Le temps sidéral qui
pour nous s’arrêtait
Les saisons
rencontrées sur les murs du château
Vous étiez l’atlas en
couleur de toutes les émotions
Vous étiez comme la
mer des bouts du monde
Qui redit la vague
recommencée de notre éternité
vendredi 24 mai 2013