
Au lycée de mon enfance, on découvrait, perplexe, que ces Anglais bizarres avaient pour sujet de conversation préféré le temps qu’il fait.
On ne parlait pas trop alors de météo. Mais nous en sommes arrivés là, nous aussi.
Il existe même les prévisions à long terme, qui sont exactes parfois… Alors on peut déjà se morfondre, sachant que le week-end printanier sera morose de pluie, de froid, peut-être de neige même.
SAUDADE
Où sont les incertitudes légères
Quand on ne savait pas
Si le parapluie est de mise
Quand on scrutait le ciel
Singeant la pythonisse
Quand l’ondée en plein élan
Vous douchait d’abondance
Quand on espérait l’abri salvateur
Au bout de la prière qui dégouline
Du temps on sait tout maintenant
Fardeau nouveau souci de plus
Déjà on peut craindre et se plaindre
Déjà nous pèse un avenir
En bruine en averse en giboulée
Et la dépression au large de l’Irlande
Ou peut-être que l’anticyclone des Açores
Vaudra son pesant de soleil et d’or
Où sont allés les édens d’ignorance
à ne pas mettre un chien dehors
Les édens d’ignorance et les silences d’or
lundi 31 mars 2008
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire