mercredi 4 juin 2008

FÊTES


La bacchanale, la fête des fous, le mardi-gras et même la fête de la bière sont un retour au temps de la bête, un temps ou l’on oublie la dictature de l’esprit pour chercher un état second, comme le chaman de pays lointain. Peut-être que les poètes, envolés du prosaïque, du routinier, de la monotonie ou de l’ennui, trouvent dans les mots leur fête et rencontrent un au-delà du voyage, pour le partager avec leurs frères humains…

CARNAVAL

Fruits et fleurs à la ronde
Malle chapeaux valise herbes folles
Dans un bouquet de voyageurs
Sur un quai d’autre monde
à l’ancre un instant quelque part
On cueille des rêves vif-argent
Puis comme l’hirondelle on repart

Descendue de l’Olympe éthéré
Parmi les myrtes les amandiers
Les naïades les forgerons de Vulcain
Les nuages baroques les temples romains
Sous les soleils d’ivresse
Après la tempête apaisée
La muse s’amuse la muse au petit nez

âme de symphonies couronnée
Lauriers et lyres d’Orphée
Dans un ciel marin de délires envolés
De saisons qui cimentent les années
Dans un monde exotique étranger
On est l’enfant de la licorne
Et l’amant de la fée

mercredi 4 juin 2008

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