
Eh bien, voici que la pluie éparpille ses gouttes alourdies et monotones sur les peaux frileuses ! On perd ses joyeux pigments estivaux, son teint ensoleillé et l’on guette déçu la percée du moindre soupçon de bleu dans le ciel …
SYRTES DES ATTENTES
Nuages pleurnichards glaçants aquilons
Pluie qui bave ses brouets
Ô fuir le monceau suri des feuillages
Se lustrer libre comme une eau lisse comme un jour
Loin des nuées qui saignent de gluants abandons
S’envoguer loin des haillons alourdis
Des sabots d’une saison qui ne rit plus
S’arracher à la poix des flots empesées
Aux sables noircis des retours
Rongée d’ocre et lie de vin saigne la terre de Sienne
Le monde d’ombre et de peine
La tête aux mille douleurs
Mille silences trop bavards Cassandres trop résonnantes
Les nostalgies pillardes de lumière volent les rêves voyageurs
Le jour oublie la valise des heures
Sur le quai des sourires
De lumière et d’or le train déjà s’est envolé
Vers les sables les fraîcheurs où s’égayent les dauphins
Où parmi les perroquets
Au midi des calmes zéphyrs le cœur s’alanguit
mardi 21 octobre 2008
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