samedi 22 novembre 2008

YESTERDAY


Quand les saisons faisaient la ronde, il n’y avait, chez les Gaulois, ni « week-end », ni overdose. Les roues des chars ne faisaient pas saigner les hévéas. Les voies étaient romaines et n’allaient pas se faire voir chez les Grecs.



EMPLOI DU TEMPS


Le jour vole les heures là où poussaient

Le vent le soleil les saisons

Où poussaient les fleurs

Où dormaient les feuilles mortes

Dans l’herbe de papier grise et blanche

Fragile comme un nid d’oiseau


Dans les bois où étaient les chemins

La promenade posée

Le pas à loisir

Les yeux écarquillés

Sur le don andalou des cynorhodons

Sur la mousse assoiffée de rosée


Sur l’arbre qui regarde de haut

Sur le ciel bleu de majesté

Accoudé derrière

Qui fait à la terre une charité

D’or répandu qui tinte et ruisselle

Et fait battre le cœur du paysage


Le jour vole les heures et pose
Sur le temps des bourgeons
Des jardins d’automne incendié

Sur la page vierge de l’hiver immaculé
L’agenda trop pressé ses cases bien rangées
Multipliées divisées
Ses microns ses microbes
Son monde dénombré démembré

Est malade de lui-même
et
des mondanités


samedi 22 novembre 2008

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