
Quand les saisons faisaient la ronde, il n’y avait, chez les Gaulois, ni « week-end », ni overdose. Les roues des chars ne faisaient pas saigner les hévéas. Les voies étaient romaines et n’allaient pas se faire voir chez les Grecs.
EMPLOI DU TEMPS
Le jour vole les heures là où poussaient
Le vent le soleil les saisons
Où poussaient les fleurs
Où dormaient les feuilles mortes
Dans l’herbe de papier grise et blanche
Fragile comme un nid d’oiseau
Dans les bois où étaient les chemins
La promenade posée
Le pas à loisir
Les yeux écarquillés
Sur le don andalou des cynorhodons
Sur la mousse assoiffée de rosée
Sur l’arbre qui regarde de haut
Sur le ciel bleu de majesté
Accoudé derrière
Qui fait à la terre une charité
D’or répandu qui tinte et ruisselle
Et fait battre le cœur du paysage
Le jour vole les heures et pose
Sur le temps des bourgeons
Des jardins d’automne incendié
Sur la page vierge de l’hiver immaculé
L’agenda trop pressé ses cases bien rangées
Multipliées divisées
Ses microns ses microbes
Son monde dénombré démembré
Est malade de lui-même
et
des mondanités
samedi 22 novembre 2008
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