samedi 24 janvier 2009

Ecrire


Ecrire... et écrire quoi… quand l’inspiration ou… le cœur n’y est pas… quand le jour est gris en ce samedi… même s’il ne tombe pas des trombes comme hier, avec ce vent fracassant qui avait des accents de tempête de 1999 !
Le mieux est sans doute de se lancer, comme lorsque l’eau paraît trop froide, alors qu’on était venu sur une plage bretonne pour se retremper dans le plaisir de vivre. Cette entrée en poésie, ce plongeon a souvent fait ses preuves par le passé et ça devrait marcher. L’humain que je suis a accumulé tant de vie, tant d’instants, d’heures et d’émotions, tant d’images et de rêves, tant de voyages, de paysages, de connaissances, qui s’estompent hélas, mais qui auraient pu meubler quelque encyclopédie sans prétention d’universalité, à la pagination abondante, terres d’un cerveau humain étonnant tout de même par sa capacité, sa contenance, son contenu, son dilettantisme et sa variété… à défaut de variétude… et de brio.
Et ce scrupule qui hante toujours : ça sert à quoi, tous ces mots que je lance ? Où est la nouveauté, l’innovation, l’originalité… et j’ai lu tous les livres.
Il y a aussi cette réticence à m’éloigner des rivages compréhensibles à chacun, à m’aventurer dans les rapides déstructurés où quelque géniale folie est indispensable et qui n’est pas au monde la chose la mieux partagée !
Le monde (incompréhensible ; puis compris petit à petit ; pourquoi en faire un sombre labyrinthe ? ) pourtant était présent avant nous ; avant l’humanité même. Il appartient à tous... pourquoi la poésie y serait-elle domaine réservé, inabordable, cénacle obscur ? La poésie est à l'humanité ! Tiens… « L’humanité » quand j’y pense : quel beau titre de journal ça ferait, si l’homme croyait à l’humanité !
Il faut se lancer, ouvrir à tous vents sa page d’humanité. Peut-être en rencontrera-t-elle quelque autre de bon aloi… qui partagera ce reflet offert aux quatre horizons ?




MONDE AU SOLEIL

Soleil ton enfant paysage fleurit la pauvre saison
Vert espoir tard venu l’herbe
franchit les frissons
L’herbe
franchit le vent l’hiver gris l’hiver blanc
Le ciel fuit nuage et pluie il allume mille écrans


Chacun t’attend soleil au coin du bois décharné
Au détour de l’hiver très loin de ses jardins fanés


samedi 24 janvier 2009



Aucun commentaire: