vendredi 11 décembre 2009

le vacarme regarde ailleurs



SANS MOTS SANS écho

Musique sans mots puits d’éloquence de chimères voilées
Frisson des cœurs profanes buvant des lumières inconnues
Paisible tu atteins les âmes frémissantes sauvages et nues
Sous les charmes sidérants de sages enchanteurs

Sans dire tu sais dire comme un matin défait les nues
Déjà l’esprit danse l’air s’attriste ou rit en couleur
Déjà on est un faune savant d’ivresse et de mystère
Initié d’abondance andalouse au jardin des Omeyyades

Le poète bredouille en chemin un salut sans écho qui pourtant
Sait la langue rustique de l'angélus familier
Sans musique le voici galérien de quatre saisons étiolées

Ses rimes rampent pudiques et perdent leurs couleurs
Sa page est livide tel un toréador qui meurt
Il saigne dans le vacarme qui regarde ailleurs

vendredi 11 décembre 2009

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