
Fugue marine
Les jours sont las le monde est morose
Embarquer courir vers de fauves paradis
Plonger dans les sables les cavernes marines
S'arracher déchiré aux bosquets familiers
Qui bercent ce cœur attardé dans les enfances
Émerger sur la rive aux mangroves désertes
Loin du cahier de toutes ses lignes rigides
S'évader des chaînes du carcan des semaines
En collier de conques je peindrai ma peau nue
J'apprivoiserai la sirène chevelue
Laissant l'ennui mort et les regrets sur la plage
Tel un trait je vaincrai le requin à la nage
Et peut-être le soir assourdi de chants d'oiseaux
M'endormirai-je voyageur dans les étoiles
Coureur de méridiens sans bateau et sans voiles
Le cœur apaisé et l'habit en lambeaux
lundi 14 décembre 2009