
ÉTERNITÉ IMMOBILE
Porte d'ici ou porte des nuages
Le souffle est sur le seuil
L'homme est le vent sans doute
Que son pas ne sait plus
On embarque on court
Un pas un quai plus loin
Dans la ville étrangère
Les maisons marchent dans les rues
L'usine escalade le ciel
Trop haut dans sa brume
Sans attendre les jours avancent
Et s'arrêtent au carrefour
L'image se trouble et se troue
Bruit de valse et de rêve
Jusqu'aux prairies d'éternité
Où le souffle sèche
Et fane auprès des dieux
mercredi 7 janvier 2010
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