samedi 6 février 2010

INFINIMENT


Imaginons le printemps, pour hâter sa venue... Alors, ce serait...


ENFIN !

Sur la colline
cerné par le vent
je respire les odeurs de terre

et la cire des bourgeons

Le printemps fauche les glaçons d’hier
les chevreuils grignotent l’orée du bois
l’espace étire le bleu du ciel
où l’oiseau joue follement au planeur
inconscient du reste du monde

L’herbe ne dit rien
elle était prête

sur la motte qui joue la star entre deux silex
elle sait que son empire va s’étendre
infiniment

sous l’escadrille des abeilles
et des papillons

Les insectes
retournent au travail
comme l’année dernière

vendredi 5 février 2010


Aucun commentaire: