dimanche 12 juillet 2009
jeudi 9 juillet 2009
On a passé le bac et revoici la mer et la plage et les amourettes des vacances et les
RIVAGES
ô le silence où bat le cœur
Où flambent la fin du jour et ses lointains de lumière
Où se consume l’horizon aux mesures de la terre
La vague verse sur le sable étendu sa caresse mouillée
Allumée vite bue aussitôt revenue
ô le silence où bat la soif d’un monde éternel
Le cœur y berce des enfances
Dans l’anse
Où le rocher solitaire regarde l’autre monde
jeudi 9 juillet 2009
mardi 23 juin 2009
TOIT DU MONDE
Escalader
Jusqu’au sommet l’inutile
Parce qu’il se dressait là
Baisser les yeux d’un roi
Sur les villages les vies à ses pieds et la ville
Mousse infime sur le tronc de la terre
Puis découvrir là-haut le libre vautour
Qui lévite cerf-volant d’harmonie
Se délectant du cœur inaltéré de l’infini
mardi 23 juin 2009
mardi 16 juin 2009
JE CHANTE
J’écoute le charroi des chemins immobiles
Où ma maison loin de moi-même s’enfuit
Mon cœur étouffe et se perd
Sans l’arbre sans le ruisseau ni la poussière du sentier
D’ici ou d’ailleurs je suis l’orphelin des pauvretés
Ne pas partir était la tombe et mourir chaque jour
Je ne laisse nulle place vide nul regret abandonné
Je suis l’attente en route vers de prochains déserts
Je chante l’armée des brins d’herbe sans tête
Venus de Cracovie venus des voïvodies se poser
Comme étourneaux sur la prairie vivante de sillons
Vivre du travail qui avait là-bas goût de faim
Mon contrat est la maison du temps qui passe
Labouré ensemencé hersé le calendrier on le sait
On sait le clocher qui dit au pain au fromage
Qu’est venue enfin l’heure précise d’avoir faim
Nos mots sont encore sans couleur
Encore l’endive sous terre comme un mort
Sonnailles stupides
De vache aux yeux vides
Qui regarde chaque jour les hauts murs de l'exil
Je chante l’armée transparente ses champs de gris futur
Sa géographie de levers aveugles d’étable grise
Celle au coucher de soupe claire où naviguait le lard
Où l'on écoutait sur la paillasse
Le pas lent de la nuit
mardi 9 juin 2009
clip clip clip hourrah !
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À table Ventre repu pas d’oreille cœur ou tête peut-être Vous savez, moi, ce que j'en dis... Mais enfin, c'est dit... Et pourquoi pas ce mardi....
Ou tête peut-être ou le foie
Ventre creux prend le vent ventre creux perd le nord
Le plat du jour est à point juste habillé en général
Galon trop court ne fait ni printemps ni fin de la faim
Une tête peut-être sur canapé
Mais voilà qu’on l’a perdue !
dimanche 31 mai 2009
samedi 23 mai 2009

MANÈGE DES MUSIQUES
En vagues défilent les walkyries dans le matin de mai
La mer lourde marche au pas où le printemps court insouciant
Au Sahara le concerto espagnol sème des embruns d’Alhambra
Le violon alangui s’étire et caresse les sables fins les sables d’or
À Dunluce le soir la viole est de brume et de rêve gris vert
Sur la lande à Dunluce où le vent sent la tourbe mouillée
L’esprit valse et chavire comme sur la vague un navire enivré
Mes rêves éblouis dans le matin nouveau ont perdu le chemin
samedi 23 mai 2009
jeudi 21 mai 2009
GARE D’AUTRE MONDE
GARE
Les voici les magies suscitées
Les trains les vélos les vols planés
Les rêves vif-argent emportés
Avec la pizza arrosée d’un café
Enfants de la licorne ou de la fée
Enfants du désert enfants abandonnés
Dernier train raté l’alarme avait sonné
Mondes nouveaux mondes rêvés
Mondes perdus pays pointus
Qui piquent et qui tuent
jeudi 21 mai 2009
mercredi 20 mai 2009
LA BELLE HEURE
BIENTÔT MIDI
Dans le plein jour bat le cœur de l’instant
D’oiseaux de notes en couleurs sur les pages du feuillage
Le ciel a grandi d’un autre monde d’un nouveau paysage
Pure l’eau sourd et sourit de lumière et voyage
Des berges les iris jettent cent ricochets exubérants
Jaune frêle et frais vol d’enfants
Dans le plein jour bat le cœur de l’instant
dimanche 17 mai 2009
J'irai comme un cheval
ARRABAL
Le cheval de l’esprit sourit regard triste
Sous son masque épie l’ironie aux cheveux gras
Carton bouilli semant les calendriers d’horizon
Jetant ses questions dans l’automne vague
Que dit ton regard cheval des enfances
Craint-il la lumière du boucher des secondes
Ne voit-il donc plus la gazelle et ses cornes
Et ses yeux de momie où l’été va naître ?
Que dit le souvenir cheval fou que dit
Le soldat blessé de haine mort en plein vol
Que disent le cavalier la gamelle répandue
Quand le clairon brille de tout son silence ?
dimanche 17 mai 2009
lundi 11 mai 2009
évidences
Les temps changent et l'évidence perd de son assurance, car l'éternité raccourcit...
QUI S'EN SOUCIAIT ALORS ?
Le naturel marchait toujours de notre pas
L’or du Rhin dans sa vallée
Les murailles des châteaux
Villes de rencontre
Villages sous les pluies malvenues
Souterrains de nuit inconnue
Aux abimes grand-ouverts
La montagne des brumes avançait
Les vagues étaient franchies
Les merveilles flamboyaient
Au grand jour des couleurs
Feux de jeunesse vive et sûre
Qu’un regard ignorant ignore
Aujourd’hui avait toujours été
Et serait à jamais
Au pays des mains tenues
Le naturel marchait toujours de notre pas
Qui s’en souciait alors
dimanche 3 mai 2009
PASSE-TEMPS
À la manière de Malherbe : « Beaux et grands bâtiments » ou Malherbe quelque peu travesti.
REGRETS
Univers galaxies voie lactée d'éternelle structure,
Lointains profonds fiers panoramas si divers,
Neiges infinies vallées craignant les hivers
Vous peignez les pensées de sinistre peinture.
Soirées de fête parées d’éclatante vêture,
Vos danseuses en fleurs et le page aux yeux verts,
Malgré glaive et poignard et leur haute stature.
Craignent tous les démons ou cruels ou pervers
Châteaux et toutes dames de tous les désirs,
Le ver est dans nos nuits dans nos trains de plaisirs
Nos danses factices portent le masque triste :
Ce n'est pas qu'en effet nous n'ayons l’embarras,
Mais quoi que vous ayez, vous n'avez ça m’attriste
La fortune intrépide exilant le trépas.
samedi 2 mai 2009
samedi 25 avril 2009
journées

LE BLé DES SOLITUDES
Il faut accepter et vivre peut-être pour le sourire printanier
Que peut-on quand le ciel ne redit que des silences
On donne chaque heure pour apaiser la faim cueillir un baiser
Savoir qui sait le pourquoi d’un cœur patient qui bat
Les jours comme un champ de blé en vagues sans pain
L’oiseau inconnu y passe et s’envole sans trouver son nom
Lourde la saison et la bêche dure la terre avant le grain
Le soir d’hier revient dans l’assiette où l’enfant grimace
Rêves et lointains sont les pèlerins endeuillés des heures
Que l’on rapièce à la fenêtre jusqu’à la clarté usée d’un jour
La paillasse d’avoine est main du soir sur un visage absente
Trop tôt le réveil aux paupières grises va blesser le matin
samedi 25 avril 2009
lundi 20 avril 2009
AVENTURE
Aventure au parfum salé comme une Méditerranée qui blanchit les demeures et le ciel du matin, quand les marchés sèment leurs bruits et les couleurs, quand l’air sent la palme et l’orange, quand le sable est doux aux sentiments des voyageurs…
Visage de mer grise et froide d'abord
Comme un ne plus partir myosotis
Tu étais mystère encore
Toi chaud marbre solennel
Calme passagère romaine
Ou Grecque venue savoir
Le goût des lointains printemps
à l’heure torride et fantasque
Après le cheval aux figuiers de Barbarie
Dans les dunes notre nid
Et le vent
Chien mouillé qui ne veut plus partir
Tu as ouvert le livre
lundi 20 avril 2009
dimanche 12 avril 2009
INVITATION AU SOLEIL
Qui vient d’inviter le soleil sur le pas des heures neuves ?
Ce jour qui ne savait dire le ciel et le blanc nécessaire
Les bourgeons couleur de dragon arc-en-ciel
La voix dans l’arbre ou le char du fermier qui scintille
Qui vient d’inviter le soleil sur le pas des heures neuves ?
La fête tranquille où chacun viendra en mots silencieux
En rires comme des fleurs allumées dans les coins noirs
Partageant les secondes près de la haie et du ciel
Qui vient d’inviter le soleil sur le pas des heures neuves ?
Peut-être la chanson comme un appât dans les eaux
Le pelage du chat là-haut sur le saule penché
Ou bien encore le silence d’un bonheur à cueillir
dimanche 12 avril 2009
mercredi 8 avril 2009
naissance du temps

L'année des arbres et des fleurs... et celle de certains humains peut commencer : le printemps a dit ses premiers mots. Il a donné à la sève l'ordre d'écouter le soleil et aux humains celui de tendre l'oreille et de s'envoler vers la lumière.
LE JOUR ET L’AIR
À l’ouest d'un après-midi
Sous la semelle marche l’herbe du printemps
Le muscle gémit le corps est lourd le pas s’inquiète
Le souffle s’arrête le souffle se cherche et se perd
Reste la vie vaillante dans la nuée d’inconnu
La vie marche avec l’arbre et ses bourgeons
A l’orée du bois flotte le corps bonheur ensoleillé
Neuf est l’air neuf l’oiseau
Parmi l'accent des pervenches
L’odeur des primevères
Voici revenues des anémones les fières médailles











