lundi 9 novembre 2009

l'enfant et la mer



océans inlassables

Immuables retours après fuir après l’écoute
Ensorcelé de sa vie et d’autres étrangères
L’enfant est l’arbre au bord des routes
De vaisseaux inlassables d’océans millénaires

Tel un arbre est l’enfant des bords de route
Nouveau-né avec en bouche les mots
D’une pièce jamais finie d’une folie absoute
Ravi d’un jouet neuf sous le grand chariot

Jouet lui-même dans la boîte sans cerveau
Plante qui a faim tarissant chaque ruisseau
Sagesse sèche perdue numéro parmi les livres
Au temps compté avant de vivre

Avant de vivre demain
Fugitif sans oiseau dans la main
Sans deux chansons dans le buisson
Au cœur des nuits un frisson
Sans poésie comme sans pain

lundi 9 novembre 2009


dimanche 8 novembre 2009



AU DIEU INCONNU


Prends-moi plonge-moi dans la lumière
De la vie d’arbre couleur de saison
Dans le ciel des imaginations qu’éclaire
L’air matinal qui peint à fresque la maison

Plonge-moi dans la cohorte des secondes
Dans la pensée qui pause derrière le regard
à respirer le parfum d’âme des harmonies
Dans les thermes de secrètes paresses

Dans la cohorte de lendemains impossibles
De souvenirs égarés en quête d’un pays
ébloui d’Orient de Grèce de vaisseaux de la foi
De splendeurs noires et brûlées de soleil

Des secondes je boirai le suc doux amer
Aux cicatrices du plaisir quand sombre
Dans l’élixir des abimes la barque des raisons
à la rencontre du dieu inconnu qui se tait

Prends-moi plonge-moi dans la lumière
Même si j’ignore toutes les causes
Je prendrai la part d’or inespérée le fardeau
Dans le mystère effaré de tes années-lumière

dimanche 8 novembre 2009


vendredi 6 novembre 2009

ma branche de nuit


arbre de la nuit


Dans l’arbre de nuit je me pose
Chouette ou chat-huant
Ma chambre est la branche
Elle est ma forêt noire

Berceuses du monde et des miens
Dans l’obscurité chaude à minuit
Chats familiers glissent les pensées

Flottent les mots les sourires
Qui me font et défont ma vie
Sur ma branche de nuit

Dans la chaleur ancienne
Qui sait tout dire et se taire
Dans le fil d’aujourd’hui

Encerclé enchevêtré
Seul je suis au gré de l’autre vie
Dans l'eau des autres aussi

Neige des autres sur mes épaules
Dans l’arbre de ma nuit
Dans mes poches et mes cheveux
J’en ai les paumes pleines


06/11/2009 01:52:44


mardi 3 novembre 2009

l’or et la pourpre


CARTE POSTALE


Simples comme chant d’oiseau
Les arbres d’automne s’en vont
Dans l’or et la pourpre
Loin des verts secrets


Juste un dernier mot
Dans la saison dénudée
Semant des joyaux
Déchirant les grisailles


Les arbres d’automne s’en vont
Ils disent des mots
De carte postale :
Souvenir de l’an qui passe


mardi 3 novembre 2009


lundi 2 novembre 2009

CANTO


CHANTER


Chanter comme un jeu un manège
Avec en tête des sourires
Des rêveries sur les flots
Dans un pays de longues nostalgies
Loin de l’orage et des froidures


Chanter avec en tête sa radio baladeuse
Sans savoir la route des soupirs et des silences
A travers de légères solitudes
Couleur d’oubli ou de guimauve
Quand il fait noir auprès des dragons gris


Chanter la tête pleine de voyages
Et broder dans l’air des sortilèges des licornes
Des brouillards hésitants et timides
à
Syracuse s’endormir par-delà le Styx
Dans les cavernes de Denis ou d’Orphée

Chanter dans l’autre pays
Où le temps n’a plus d’heure
Dans le lit où la nuit dort
Et la douleur aussi après le long chemin
Chanter comme l’été respire au jardin

lundi 2 novembre 2009


jeudi 29 octobre 2009

bouger !


paresse


Murs gris plafond gris le ciel aussi
Par m’y rencontrer j’ai fini
Rien à se dire il fait gris
Pourquoi en parler de ma drôle de contrée ?


Les arbres n’ont rien à dire
Quelques feuilles mortes à peine
Pas causantes toutes ces plantes
Pourquoi en parler de mon drôle de verger ?


Il fait moins beau qu’hier
Marcher bouger vers la lumière
ça pourrait ça pourrait se faire
Oui faudrait faudrait faudrait faudrait bouger !


mercredi 28 octobre 2009


mercredi 28 octobre 2009

le ciel et moi



parler AU CIEL



L’air du matin c’est le monde aussi
J’ouvre la fenêtre
A ma rencontre
Il est là


Je le respire de tout mon regard
Je le bois
Sans rien dire
Je parle au ciel
Sans regarder je sais


Je sais
Que nous sommes lui et moi
Les oiseaux du temps neuf
Les oiseaux
Dans l’arbre où le cœur bat


mercredi 28 octobre 2009







mardi 27 octobre 2009

joyaux de l'Inca



FEUILLES MORTES

Un jour d’automne
à la gloire des survivantes
Flammes et cris
De peinture répandue


Ophélies de maharadjas
Dans le souvenir de la rivière
Bayadères bigarrées
Aux impassibles reflets


Dans le jour déjà sacrifié
Joyaux des derniers soleils
Qui papillonnent à l’assaut du ciel
Incas rutilants d’un éternel retour


mardi 27 octobre 2009


samedi 24 octobre 2009

Sang des musiques



Éveil dU matin

Une vie qui s’écoule et le sang des musiques
Qui bat dans le cœur comme l’oiseau inquiet
Une fleur allumée dans l’armée des semailles

Le miel des étés assoupis
L’air tremblant d’expéditions parfumées
D’oiseaux et d’envols assourdissant le feuillage

Un pas qui s’attarde
Une peine sur le chemin aigu ou sur les vagues
Comme un regret comme une barque

Comme un sentier d’ombre
Sous l’arbre sur la soie des mousses répandues
Pour apprivoiser le cœur des secondes

Sang de musique au pas de l’homme
Notes de pensée par-dessus la muraille et l’épine
Comme une eau parmi le sable aride

samedi 24 octobre 2009

image : F-R Duchable en récital à l'abbaye de Clairvaux


lundi 19 octobre 2009


L’été pour rire

Pour rire encore le soleil pleut de rayons
Sur les lointains de long regard
Jusqu’au ciel où l’âme est tranquille et chaude
Quand le corps en pays connu oublie l’inquiétude
Comme au nid l’oiseau revenu des cruautés


Sur les lointains de long regard
Courent le vent chaud des imaginaires
Et l’idée à pas lents où naissent les certitudes
Et l’incertitude qui s’arrête en chemin


Jusqu’au ciel où l’âme est tranquille et chaude
Dans la course de son chant
L’oiseau a conquis son royaume
Dans la sève embrassée l’écureuil sème des jeux
Avant d’atteindre sa nuit de lac endormi


Quand le corps en pays connu oublie l’inquiétude
Les toits et les murs nagent dans la saison de passage
Portant la livrée des collines des rires et des bois
Quand le tableau hors d’haleine
Après la traversée du marbre et des glaces
Redit la fête qu’on n’osait plus croire


lundi 19 octobre 2009

dimanche 18 octobre 2009


MATIN DE BIEN

Comme un sourire sur le lit s’est posé le rouge et l'or
Le soleil égratigne d’émeraude transparente la fraîcheur du matin
Sur les arbres de la haie planent le ciel et l’oiseau du soleil

Jusqu’au prochain mauvais soir
Laissons dormir les désespoirs

dimanche 18 octobre 2009


samedi 17 octobre 2009


L’être et l’énigme

L’ultime outil qui fait chanter la pierre
C’est l’enfance au creux des craies
Dans les pays de buissons
D’herbe blanche où gîte inquiet le lièvre


L’ultime outil où sont les maisons secrètes
C'est le chemin où va le pas en solitude
Chemin clair de poussière et d’herbe
D'étoiles de buglosse et sainfoin


C’est là qu’est l’établi où sonne et parle
Le travail comme celui du père
Creusant la brume des certitudes
C’est là qu’est Peter Pan par-dessus la mer


Dans l’autre pays s’effeuille le livre
Comme un lit où l’on attend le jour
Où la berceuse lisse la plaie
Dans la maison où l'on entend chanter les pierres


samedi 17 octobre 2009




LES NOUVEAUX MATINS


Voici le chemin familier vêtu de givre
Ses matins emballés de brouillard
L’air est d' eau froide sur la peau craintive
Mais le soleil verse encore l’aumône d’or

Le pays sauvage désappris vous mord
L’arbre est un oiseau fané
Les feuilles journal froissé sous les pas
Les feuilles ont quitté le ciel

L'écureuil éhonté se gave de noix
Le pivert est un cri de couleurs
L’armée des maisons sort des bois
Et monte la garde au coin des rues


La paix douce à la peau s’en est allée
Au cœur un soleil froid verse encore
L’aumône d’or


jeudi 15 octobre 2009

mercredi 7 octobre 2009



UN CRI

De la hache d’un cri il coupe l’heure et l’air
Comme une branche moussue comme une pierre
Pivert plaintif comme l’éclair
Supersonique et pointu en ce midi qui veut sourire

Tête de spahi guerrier
Plumes de pluie blanche et noire
Dans le saule du pré il a son secret
Son nid de patience

Parfois sentinelle aux aguets
Ignorant mes yeux d’envahisseur
L’esprit plongé dans l’abîme des terres
Dans le lit des herbes il lit quelque grimoire

mercredi 7 octobre 2009




MON PAYSAGE



Midi déjà

Le tableau d’un moment dans mes yeux
C’est le charme doré les émeraudes du frêne
Et la demeure de briques brûlées
De paix blanche et de roses trémières

Mon paysage sous un crâne
C’est la pierre ruinée
L’arc roman sur la lande irlandaise
Le souvenir
du lac en colère
En deuil dans le matin sauvage

Mon paysage est l’Empereur
Et sa conquête
Les arpèges du piano des cerises
Dans l’orchestre de l’été

Dans un jour à demi usé déjà
J’ai rencontré l’instant
Où la beauté met des fleurs
Dans le champ des secondes

mardi 6 octobre 2009




lundi 5 octobre 2009

Bouquet


Bouquet de Bouleaux

Bouleaux vous qui m’offrez le ciel
Voyageurs revenus des sables plats
Des chemins blancs parmi les eaux limpides
Dans le hameau patient coiffé de chaumes


Caresses blanches et noires du ciel
Obélisques de l’espace où les heures respirent
Où vole la pensée
Frêles amis au détour de nos marches paisibles
Lisses et rudes comme lui dans l’infini


Le présent aujourd’hui a grandi
Vous êtes le géant rapporté des forêts
Planté comme une bouffée de promenade
Oiseau déniché pour un enfant sentimental
Trésor debout sur mes chemins d’automne


lundi 5 octobre 2009



vendredi 2 octobre 2009

échos



POMMES BUISSONNIERES

Sur la rivière un jour illuminé
Jouant au torrent cascade des sommets
Limpide écho sur la grève
Rieur audacieux parmi les feuilles mortes


Piano tu cours et voles en rêve comme l’eau
Comme le ciel dans la rivière
Avec les pommes buissonnières


Comme un prélude une valse qui respire
Et verse sur l’attente l’émotion le sourire
L’eau caresse
la rive et la pierre
Puis épouse le temps jusqu’à la mer


Piano tu cours et voles en rêve comme l’eau
Comme le ciel dans la rivière
Avec ses pommes buissonnières

Envoûté dans le verger des heures
Je suis ta note dans l’air qui tremble et s’envole
Tu es mes émotions sur tes cordes sensibles

Je suis le nageur dans les lacs de tes magies
L’air qui ride tes eaux le roseau à ta merci
Goutte à goutte dans le ballet que tu inventes
J’invente mes instants

Piano comme la rosée dans le verger de mes heures



2 octobre 2009