lundi 23 novembre 2009

Déjà


Déjà la journée

Midi seulement et déjà la journée s’assoupit
Le ciel pleure un peu il baisse les paupières
Larmes sur le passé sur les forêts hospitalières
Sur l’air à bras ouverts la peau qui boit la vie

Les pieds dans l’eau ne sont plus de saison
Celle du chemin est la mal aimée malvenue
Un serpent sous le col un fléau sur la peau nue
La nature a rincé ses gaîtés et ses rires

Sous l’arbre nu et ses feuilles mortes
Il en reste

Peut-être ?

lundi 23 novembre 2009


dimanche 22 novembre 2009

dimanche

JUSTE UN DIMANCHE

C’est de l’argent la rue sous la pluie
C’est de l’or le village au soleil

Ils sont là debout les arbres les maisons
Les branches où pendent des diamants

Il est là le ciel et ses nuages blancs
Même un dimanche quelle constance

Pour redire la chanson qui fait vivre
Au royaume des rayons pour chacun

dimanche 22 novembre 2009


samedi 21 novembre 2009



Au-delà


Nous attendent-ils
Et quand ils nous sauront en route
Viendront-ils à la porte
Se réjouir

Viendront-ils à la porte
En disant oui on s’en fait toujours
Une montagne
Mais il suffit de passer la porte
N’ayez pas peur

Diront-ils
On ne refuse personne ici
Il y a encore tant à se dire
On a le temps maintenant

Si l’on s’en lasse
Tout en bas
Et à l’entour aussi
On a en spectacle
Le monde entier


Marcher d’un nuage à l’autre
On s’habitue
Et d’ailleurs
On ne peut pas tomber

samedi 21 novembre 2009

mardi 17 novembre 2009

au bout des mots



JE CHOISIRAIS


Je choisirais ma saison au bout des mots
Voguerait sur mon esprit l’oiseau
Par une après-midi placide
Aux reflets d’étincelle et de libellule bleue

J’aurais mis l’hiver en pénitence
Et je marcherais dans l’herbe presque nu
Parmi les menhirs
Respirant l’air salé des rêves

Sur un rayon d’oubli il y aurait
Le miel des tilleuls et le souvenir sur la mousse
D’un corps qui s’écrie sous mes mains
Que l’été sera sans fin

mardi 17 novembre 2009


lundi 16 novembre 2009

L’automne

PAROLES D’AUTOMNE

L’automne ne rigole pas il se repose
Après l'énergie dépensée cet été
Le printemps qui riait vert de toutes ses dents
L’hiver à pierre-fendre va y faire l’adjudant
Heureusement

Finis les arbres-plumeaux inutiles
Assez des fleurs en rouge en jaune et vert
ça coûte cher et le gris-éléphant est si seyant
Les feuilles mortes au moins feront le gratte-pied
Jusqu’à l’emporte-vent

L’automne ne rigole pas il se repose
Un peu de discrétion stylée ne nuit pas
Après les soleils paniers percés
Et leurs soirs à danser j’en suis fort aise
à ne plus dormir et la vie de bâton d’ chaise

Finis les flûtes les trompettes les pipeaux
Les fesses à l’air rien sur la peau
Finis les enfants jamais couchés tôt
Vivement les devoirs chaque soir
Et l’examen à la fin ça leur fera du bien

lundi 16 novembre 2009


samedi 14 novembre 2009


Todo cambia

La flamme vacillait des blancheurs dans le soir
Sur le château bleu du lit et ses murailles sûres
L’âme petite s’interrogeait dans le noir
Couleur d'or fabuleux et tranquille
Le canari causait en son asile


La nuit s’éclaire aujourd’hui d’audace sûre
Le chat quotidien n’a pas mangé le canari de jadis
Enterré dans le sable avec sa croix de semblant
L’âge couvre les choses la pensée s’ensommeille
L’âme est petite encore et questionne dans le noir

samedi 14 novembre 2009

vendredi 13 novembre 2009


L’ODEUR DU PASSé

Il faudrait gratter sous les feuilles
Elles ont gardé des couleurs
Pour trouver peut-être
Le soleil des gouaches
Et l’été qui s’accroche
Aux heures pourrissantes

Feuilleter les calendriers inutiles
Déterrer sous les cartes et les plans
L’odeur des menthes qu’on arrose le soir
Le goût sucré de tisane
Dans la paix chaude
Et nocturne comme une naissance

Juste ne rien dire
Car l’inconnu est vert et profond
Sur la Dordogne
Qu’embrasse l’à-pic affectueux des falaises
L’ancienne porte s’ouvre alors
Des ancêtres qui au loin nous guettaient

le vendredi 13 novembre 2009

lundi 9 novembre 2009

l'enfant et la mer



océans inlassables

Immuables retours après fuir après l’écoute
Ensorcelé de sa vie et d’autres étrangères
L’enfant est l’arbre au bord des routes
De vaisseaux inlassables d’océans millénaires

Tel un arbre est l’enfant des bords de route
Nouveau-né avec en bouche les mots
D’une pièce jamais finie d’une folie absoute
Ravi d’un jouet neuf sous le grand chariot

Jouet lui-même dans la boîte sans cerveau
Plante qui a faim tarissant chaque ruisseau
Sagesse sèche perdue numéro parmi les livres
Au temps compté avant de vivre

Avant de vivre demain
Fugitif sans oiseau dans la main
Sans deux chansons dans le buisson
Au cœur des nuits un frisson
Sans poésie comme sans pain

lundi 9 novembre 2009


dimanche 8 novembre 2009



AU DIEU INCONNU


Prends-moi plonge-moi dans la lumière
De la vie d’arbre couleur de saison
Dans le ciel des imaginations qu’éclaire
L’air matinal qui peint à fresque la maison

Plonge-moi dans la cohorte des secondes
Dans la pensée qui pause derrière le regard
à respirer le parfum d’âme des harmonies
Dans les thermes de secrètes paresses

Dans la cohorte de lendemains impossibles
De souvenirs égarés en quête d’un pays
ébloui d’Orient de Grèce de vaisseaux de la foi
De splendeurs noires et brûlées de soleil

Des secondes je boirai le suc doux amer
Aux cicatrices du plaisir quand sombre
Dans l’élixir des abimes la barque des raisons
à la rencontre du dieu inconnu qui se tait

Prends-moi plonge-moi dans la lumière
Même si j’ignore toutes les causes
Je prendrai la part d’or inespérée le fardeau
Dans le mystère effaré de tes années-lumière

dimanche 8 novembre 2009


vendredi 6 novembre 2009

ma branche de nuit


arbre de la nuit


Dans l’arbre de nuit je me pose
Chouette ou chat-huant
Ma chambre est la branche
Elle est ma forêt noire

Berceuses du monde et des miens
Dans l’obscurité chaude à minuit
Chats familiers glissent les pensées

Flottent les mots les sourires
Qui me font et défont ma vie
Sur ma branche de nuit

Dans la chaleur ancienne
Qui sait tout dire et se taire
Dans le fil d’aujourd’hui

Encerclé enchevêtré
Seul je suis au gré de l’autre vie
Dans l'eau des autres aussi

Neige des autres sur mes épaules
Dans l’arbre de ma nuit
Dans mes poches et mes cheveux
J’en ai les paumes pleines


06/11/2009 01:52:44


mardi 3 novembre 2009

l’or et la pourpre


CARTE POSTALE


Simples comme chant d’oiseau
Les arbres d’automne s’en vont
Dans l’or et la pourpre
Loin des verts secrets


Juste un dernier mot
Dans la saison dénudée
Semant des joyaux
Déchirant les grisailles


Les arbres d’automne s’en vont
Ils disent des mots
De carte postale :
Souvenir de l’an qui passe


mardi 3 novembre 2009


lundi 2 novembre 2009

CANTO


CHANTER


Chanter comme un jeu un manège
Avec en tête des sourires
Des rêveries sur les flots
Dans un pays de longues nostalgies
Loin de l’orage et des froidures


Chanter avec en tête sa radio baladeuse
Sans savoir la route des soupirs et des silences
A travers de légères solitudes
Couleur d’oubli ou de guimauve
Quand il fait noir auprès des dragons gris


Chanter la tête pleine de voyages
Et broder dans l’air des sortilèges des licornes
Des brouillards hésitants et timides
à
Syracuse s’endormir par-delà le Styx
Dans les cavernes de Denis ou d’Orphée

Chanter dans l’autre pays
Où le temps n’a plus d’heure
Dans le lit où la nuit dort
Et la douleur aussi après le long chemin
Chanter comme l’été respire au jardin

lundi 2 novembre 2009


jeudi 29 octobre 2009

bouger !


paresse


Murs gris plafond gris le ciel aussi
Par m’y rencontrer j’ai fini
Rien à se dire il fait gris
Pourquoi en parler de ma drôle de contrée ?


Les arbres n’ont rien à dire
Quelques feuilles mortes à peine
Pas causantes toutes ces plantes
Pourquoi en parler de mon drôle de verger ?


Il fait moins beau qu’hier
Marcher bouger vers la lumière
ça pourrait ça pourrait se faire
Oui faudrait faudrait faudrait faudrait bouger !


mercredi 28 octobre 2009


mercredi 28 octobre 2009

le ciel et moi



parler AU CIEL



L’air du matin c’est le monde aussi
J’ouvre la fenêtre
A ma rencontre
Il est là


Je le respire de tout mon regard
Je le bois
Sans rien dire
Je parle au ciel
Sans regarder je sais


Je sais
Que nous sommes lui et moi
Les oiseaux du temps neuf
Les oiseaux
Dans l’arbre où le cœur bat


mercredi 28 octobre 2009







mardi 27 octobre 2009

joyaux de l'Inca



FEUILLES MORTES

Un jour d’automne
à la gloire des survivantes
Flammes et cris
De peinture répandue


Ophélies de maharadjas
Dans le souvenir de la rivière
Bayadères bigarrées
Aux impassibles reflets


Dans le jour déjà sacrifié
Joyaux des derniers soleils
Papillons à l’assaut du ciel
Incas rutilants d’un éternel retour


mardi 27 octobre 2009