jeudi 27 mars 2008

SANCTA SIMPLICITAS

La poésie de recherche -universitaire ?- est, je crois, la frappe chirurgicale dans le corps des mots, c’est un peu le nettoyage ethnique de la langue de l’homme simple, de l’homme de la rue, celui de tous les jours, compris de tous.
Oulipo de Queneau, c’était rigolo, maintenant, c’est la prise de tête. Que les chercheurs cherchent, d’accord, en poésie aussi, mais qu’ils n’essaient pas de nous donner la migraine !
La poésie polonaise, celle de Rozewicz et même celle de Szymborska -si on connaît leur existence-, celle de poètes américains aussi, sait encore parler au quotidien et toucher le lecteur avec les mots de chacun. Alors, parlons un peu au quotidien, aujourd'hui…

HIVER ENCORE

Il faut laisser passer le jour
Le soleil sur le paysage
Il faut manger
Il faudrait boire aussi

Comme le chat
Qui a pris l’air
Comme le chat
Qu’il a nourri

Le téléphone des solitudes
Est une agréable habitude
Il apporte des pensées
Des mots des sentiments
Il n’apporte pas les gens

Elle au téléphone
Lui parle de là-bas
Ils se voient parfois
S’il ne fait pas froid

Elle attend
Elle attend
Qu’ils marchent ensemble
Comme avant
Comme avant

Dimanche 23 mars


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