samedi 6 septembre 2008

les plis du linceul



Combien de barils. De gloire, de haine et de vengeance. Chiffon de couleur. Drapeau de pétrole. Torche de haine. Torchère de vengeance. Et de gloire. Combien de morts. Bon week-end.


EN QUEL PAYS ?

Toutes les femmes pleurent
Avec les mêmes yeux
Les maisons ont les yeux crevés
Un regard de silence

Le feu est mort et la fenêtre en deuil
Est noire comme les franges d’un châle
Sur l’épaule des vieilles
Sur les larmes des vieilles

Elles se taisent un instant
Quand l’eau des douleurs est tarie
Mais elle n’est jamais tarie
Il y a toujours un enfant mort
Un fils un mari fusillé
Comme une herbe fauchée
Qu’on abandonne au soleil


Il y a toujours les mouches
Cette odeur qui saute au visage
Comme la fumée d’une voiture
Qui brûle

Et la porte au verrou
La peur enfermée dans la maison
Qui se tait pour dire
Non il n’y a personne
Plus personne à tuer

samedi 6 septembre 2008



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