L’AUTRE PAGE
Les cimes noires incendiées de couchant
N’ont pas oublié la crainte des départs
Les hivers étirés à la fenêtre coupante
Et l’âme des arbres où se perd l’avenir
Pas oublié la solitude dans les glaces du cœur
Les brumes grises des matins qui s’égouttent
La cité la ruelle ou le pont qu’on traverse
Comme dans un livre perdu la leçon d’inconnu
Aurait-on la mauvaise figure ou l’image tordue
L’étau trop serré aurait plié le fil des airs
La scie aurait donc blessé la buée des hivers
Est-ce le vent du matin qui gèle la marche et la rue
Les yeux interrogent le noir à la peau de muraille
La course s’essouffle la jambe est de sel
Le chemin est de crocs et de buisson hargneux
Le nid s’est déchiré sur l’arbre cruel
La bouche a gardé pourtant
Le goût des fruits passés
Des bulles sucrées de fatigues ombreuses
Sur les heures semées sur les pas du chemin
L’armée des pensées s'endort
lundi 10 août 2009

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