samedi 5 décembre 2009

Guajira



CUBA

L’ombre précieuse s’emplit de topazes
Et revêt
Sa robe de fauve à l’affut dans les cannes

Elle revêt
L’éclair bleu du homard
l’azur du colibri
La nuit sourit d’étoiles au bout du voyage

La paume de la mer transparente de ciel
Tisse de diamants l’immensité lapidaire
La mer met son chapeau de palme
Sa peau de sable parmi l’enfance verte

Elle rêve la douceur du monde
Allumée de bougainvillées et de fruits
De poésies sans fin embrasées de regards
Où danse la guajira aux berges du cayo


samedi 5 décembre 2009


RUISSEAUX D’HIER

Sous l’air aux senteurs du printemps
Les rides coulent les rides du ruisseau

Comme un ciel entre le poisson et lui
L’eau de verre n’a plus d’épaisseur

Dans le fond sans fond comme un puits des rêves
Dansent les mousses vertes

Comme la chevelure des filles lointaines et douces
Comme le vent léger du soir

Et l’enfant grandit
Sur le chemin loin de père et mère

Sur le chemin où il marche
Sans savoir qu’elle va venir

samedi 5 décembre 2009


Aucun commentaire: