
CUBA
L’ombre précieuse s’emplit de topazes
Et revêt
Sa robe de fauve à l’affut dans les cannes
Elle revêt
L’éclair bleu du homard l’azur du colibri
La nuit sourit d’étoiles au bout du voyage
La paume de la mer transparente de ciel
Tisse de diamants l’immensité lapidaire
La mer met son chapeau de palme
Sa peau de sable parmi l’enfance verte
Elle rêve la douceur du monde
Allumée de bougainvillées et de fruits
De poésies sans fin embrasées de regards
Où danse la guajira aux berges du cayo
samedi 5 décembre 2009
RUISSEAUX D’HIER
Sous l’air aux senteurs du printemps
Les rides coulent les rides du ruisseau
Comme un ciel entre le poisson et lui
L’eau de verre n’a plus d’épaisseur
Dans le fond sans fond comme un puits des rêves
Dansent les mousses vertes
Comme la chevelure des filles lointaines et douces
Comme le vent léger du soir
Et l’enfant grandit
Sur le chemin loin de père et mère
Sur le chemin où il marche
Sans savoir qu’elle va venir
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