dimanche 6 décembre 2009

Vénerie

Au bord de la rue l’herbe s’allume et fait une haie de lumière
De leurs phares les autos des chasseurs mordent la nuit
En file d’Indiens sous la pluie bisons noirs éclaboussant le soir
Les codes tracent dans la pénombre d’éléphantesques lunettes

Elles rentrent en caravane sous les lances les sagaies obliques
Mouillées en file d’Indiens comme la laie le sanglier les marcassins
Silencieuses sans klaxons ni trompettes dans le soir très discrètes
Les codes tracent dans la pénombre d’éléphantesques lunettes

Les chasseurs et l’eau sont tristes comme un tombeau sans Pernod
Le tableau de chasse ce soir est un tableau de chasse d’eau

dimanche 6 décembre 2009

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