samedi 28 avril 2012

LE JOUR AUX YEUX OUVERTS




On a survécu

Ça s’est passé comme toujours
La conscience n’a rien vu
Pour presser le troupeau des heures on usait les jours
Et voici la pièce commencée sous les feux de la rampe
Le froid paresseux se retourne encore et s’éloigne

Certains ne verront pas les verdures exubérantes
La dent-de-lion à foison dans la prairie réveillée
Ni l’écureuil craintif ni les oiseaux amoureux
Bientôt invisibles derrière le rideau tiré du feuillage

Déjà avril allume des feux On attend le muguet
On est au port du nouveau printemps
Au monde où les envies ne portent plus le deuil
 Dans le jour aux yeux ouverts


                vendredi 27 avril 2012 

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