dimanche 28 septembre 2008

Bucoliques




Ah, Virgile ! Oh, Lucrèce et Ovide ! Vous saviez le langage
 de la campagne qu’ouvre le soc des labours,
 la bogue qui éclate sur la splendeur luisante des châtaignes rousses
 et vous mettiez dans le paysage
 les bonheurs tranquilles de Philémon et de Baucis…


LES FRUITS DU SOLEIL

Des couleurs flambent aux frondaisons de lumière
Et mes pensées s’en vont parmi les feuilles d’oiseaux
Par les chemins semés du jaune et du violet des fleurs
Parmi l’herbe qui dit ses dernières chansons
La chambre a pris des couleurs en embuscade
Dans une envolée de pinceaux
Présences qui ouvrent à tous vents
Les sourires de leurs cris

Sur mes épaules l’air a posé ses bras d’eau qui court
Même les ors d’automne qui trouent la verdure
Chantent la gloire de vivre dans des brumes timides
La saison répand ses cantiques en chasuble d’apparat

La rue a effacé ses autos sa hâte et ses vacarmes
La paix le calme chuchotent le silence d’heures sages

Les mots peuvent dormir dans le lit de la nuit

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