Où la truite s'alanguit
J'étais pèlerin des couleurs
Et me voici tout nu
Dans le couloir vide des ans
Espérant quelque voyage
Les blancheurs sur ma tête incertaine
N'ont pas répandu l'étal d'une mer d'huile
Mes mots se déchirent et mon cœur tremble
Je cherche l'été d'une étreinte
Je rêvais d'ors et de lambris
Mes yeux font du vide infini bombance
Mes mousquetaires dorment près de l'Escaut
Où la truite au soleil s'alanguit
Ni tempête ni quai ni jetée
Au bord du ruisseau l'iris viendra fleurir
Au bord des vagues de lumière
Ma patience sera le héron aux aguets
dimanche 13 mars 2011
