AVANT LES
CONQUISTADORS
J’ai rêvé de l’Altiplano
au vent ensoleillé
Où le condor dessine le ciel
Son cri dans l’espace où broutent les nuages
Est le couteau des sacrifices et la flèche infinie
Où le condor dessine le ciel
Son cri dans l’espace où broutent les nuages
Est le couteau des sacrifices et la flèche infinie
J’ai rêvé de l’Altiplano où les flûtes brandissent des plaintes
Elles saignent dans la poussière du maïs
Elles affolent la montagne assoupie
Et la peignent de soleil et de sang
J’ai rêvé de l’Altiplano voleur d’air sur ses échasses
Où les enfants aux yeux noirs ont les joues couleur rainette
Les lamas y mangent les sommets Ils portent sur leur dos
Comme une douceur maternelle
Sous un chapeau de feutre
Elles saignent dans la poussière du maïs
Elles affolent la montagne assoupie
Et la peignent de soleil et de sang
J’ai rêvé de l’Altiplano voleur d’air sur ses échasses
Où les enfants aux yeux noirs ont les joues couleur rainette
Les lamas y mangent les sommets Ils portent sur leur dos
Comme une douceur maternelle
Sous un chapeau de feutre
jeudi 29 décembre
2011